D'abord, désolée pour cette loooonnnnnggggguuuuueeeee absence, mais un bébé à la maison, ça prend du temps qui, étrangement, n'est pas compatible avec la tenue plus ou moins régulière d'un blog.
Bon, on reprend où on avait arrêté. Disons-le: être fashionista à Bergen, ce n'est pas tous les jours faciles. D'abord, c'est bien difficile de trouver des trucs sympas à acheter (il a douze H&M dans un rayon de 1km autour de chez moi, et pour l'instant, c'est la marque la plus pointue du coin, oui, je sais, pleurez avec moi). Ensuite, la Norvégienne passant en général du pull/treggings de la semaine au décolleté/string du we sans aucune transition, il n'y a pas trop de place pour la nuance et la subtilité et le plaisir de faire claquer une paire de stilettos sur les pavés en faisant l'envie du monde entier.
ceci dit, il y a quand même quelques avantages:
1- vous êtes la seule fashionista du coin. bon, d'accord, vous êtes douze, n'exagérons pas. Ce qui veut dire quoi? Et bien que vous pouvez vous pointer un mois après le lancement du 505 Chanel et ressortir avec Particulière sur les ongles, ou mettre quinze jours à dénicher la collection Rykiel pour H&M et avoir l'embarras du choix.
+ monter une boutique e-bay pour vos copines de Paris qui n'ont pas votre chance.
- vous êtes la seule à savoir combien votre couleur de vernis est cool. C'est pas votre homme qui va comprendre.
Bref, utilisez Skype pour montrer vos ongles (hein, Agathe?)et prêtez vos ELLE/Glamour/Vogue importés de France à vos copines norvégiennes.
2- la façon la plus rapide de perdre deux tailles de vêtements, c'est de sauter dans un avion pour la Norvège. Si, si, si. Ici, les filles sont immenses, ou les tailles ne sont pas les mêmes, bref, je flotte dans le 34 local. J'ai beau avoir récupéré de ma grossesse, je sais que l'étiquette me ment. Bref, pour celles qui rêvent de remplir leur placard de fringues à l'étiquette 36, c'est simple comme un billet d'avion. Plus besoin de régime ou de sport: il suffit d'aller sur Norwegian.com.
+ c'est bon pour le moral, quoi qu'on en dise. Quand je suis obligée d'acheter une fringue en taille 40 parce que la marque taille pour des japonaises, ça me plombe le moral. Quand ma balance est déréglée et m'annonce trois kilos de moins, j'ai beau savoir que c'est faux, ça me fait plaisir. Pouvoir collectionner des fringues en taille mannequin, c'est cool!
- le risque: rester à la même taille qu'en France à force de manger des polse (saucisses, ils ont un côté allemand ici) et s'apercevoir en retournant au pays qu'on ne rentre plus dans sa garde-robe. En plus, le décalage de taille s'applique aussi aux soutien-gorges, et passer en bonnet A, c'est plus ou moins appréciable...
3- la ruée des soldes, ça n'existe pas. Ici, c'est -50% tout de suite et pourtant, pas de meurtres dans les boutiques. Autant dire que vous pouvez attendre tranquillement quinze jours pour faire les soldes et vous trouverez votre taille. Bon, maintenant, il faudrait juste avoir envie d'acheter des trucs. Ce qui nous amène au ...
4- c'est économique, même si les vêtement sont hors de prix. A Paris, le problème c'est de résister à la tentation. Ici, c'est d'être tentée. Quand il faut six mois pour dénicher un top décent, a)- vous l'achetez tout de suite, et b)- vous avez plein de sous pour le faire.
+ vous en rêviez, non?
- en même temps, ne pas arriver à dépenser son budget fringues, c'est un peu comme devoir jeter une boîte de préservatifs parce qu'ils sont périmés. Ce n'est pas grave, mais ça montre qu'il manque un truc à votre vie.
Tuesday, June 29, 2010
Thursday, January 21, 2010
Fashion in Bergen - 2: La tête au chaud.

A Bergen, c'est pas parce qu'il fait beau qu'il fait chaud. En fait, c'est plutôt l'inverse: soleil = froid. Mais genre vrai froid. Ici, quand il fait 0°, tu as l'impression que tu peux sortir en t-shirt, c'est le printemps. C'est juste une impression, remarque.
Bon, là il fait -10°, donc quand même, on reconnaît qu'il fait un peu froid même si le soleil brille et qu'il ne fera pas nuit avant 16H.
Et un autre truc (que les bottes) où les Norvégiennes sont super fortes, c'est comment avoir chaud quand il fait froid. Il y a un art du bonnet, de l'écharpe et des gants que la Norvégienne maîtrise à la perfection. Et ça aide. Non, c'est vrai. Moi qui m'interrogeait sur le port de la minijupe en pleine période glaciaire, et ben en fait c'est facile: minijupe + collant+ chaussettes + bottes + gants + énormes écharpes + énorme bonnet = moins de peau exposée que jean sans écharpes, ni gant, ni bonnet.
Donc fashionitude + confort = l'élégance, la vraie, parole de Coco Chanel.
(Oui, c'est scientifique, c'est pour ça que j'ai rédigé ça comme une équation.)
En plus, le bonnet, c'est top: ça remplace le hairband, le brushing et tu n'as pas de pb de taille, même enceinte de 8 mois et demi.
D'ailleurs, j'en ai acheté deux hier. En forme de bérets en grosse laine, dont un gris et turquoise pour aller avec mon Billy (je vous mettrais une photo quand mon ventre arrêtera de se mettre en travers de ma fashionitude, en me faisant ressembler à une tente équipée d'un bonnet et d'un sac).
Vous pouvez donc penser que ce post est une forme de justification. Mais n'empêche que maintenant, je suis hype et j'ai chaud!
Photo: http://bobo-street.skyrock.com/, un cool blog avec plein de composites sympa.
Saturday, December 12, 2009
Dior: New Lock vs classic Lady Dior
Les maisons de couture ayant bien compris qu'elles font leur bénéfices sur les accessoires, elles nous sortent des it-bags toutes les saisons. Enfin, elles essayent. Convaincue, pas convaincue? Quels sont les nouveaux sacs à fantasmer et sont-ils vraiment mieux que leurs aînés? Premier match: Dior.
Le challenger: le New Lock

Le grand truc des designers, c'est l'ADN de marque. Genre, je réinterprète les "codes" d'une marque pour en faire un truc nouveau MAIS reconnaissable tout de suite, histoire de ne pas mettre 2000€ dans un sac à main sans qu'on sache que c'est Dior. Mais sans marquer Dior en énorme dessus, hein, parce qu'on laisse ça aux ongles des Japonaises et aux copies (et aux collections fin 90' début 00'). Les grands spécialistes du truc de l'ADN de marque, c'est Karl, qui a fait ça de façon magistrale pour Chanel, et Vuitton.
Pour moi le problème de ce New Lock (nom clin d'oeil au New Look inventé par Dior, toujours l'ADN de marque, vous avez compris le principe, et ça fait de l'édito facile pour les journalistes), c'est qu'il ne ressemble pas à grand chose.
Désolée, Dior, mais bon: cadenas façon Vuitton + format 2.55 + cannage Dior, c'est plus de l'ADN de marque, c'est un OGM.
What else? Ni vraiment mou, ni vraiment rigide, porté épaule mais tenu à la main façon pochette; pas assez grand pour mettre sa vie dedans, trop pour le garder à la main toute la soirée (ceci dit, c'est sans doute le format que je préfère, dans ce sac, j'en ai un peu assez des besaces oversize qu'on voit partout).
Le vrai plus du sac, c'est les films pubs, très très jolis et très très bien réalisés, je ne sais pas si c'est de l'art mais j'adore. Et la version python, mais je suis accro aux cuirs exotiques, donc...
Le gros moins (et l'obstacle à la véritable icônisation de l'objet) c'est son manque de parti pris fort. Trop marketing, pas assez créateur.
Pronostic: marchera plutôt bien, une saison. Le chef de produit aura sa promotion. Et dans trois ans on ne s'en souviendra plus.
Le tenant du titre: le Lady Dior

Pas si vieux pour un vrai sac icône (il a été créé en 1995), on adore son côté rétro, porté main, rigide, trop classe, tout ce qu'on ne fait plus en sac à main aujourd'hui et qui fait qu'il suffit de le porter pour donner une allure royale à un jean. C'est le sac, vous le prenez, vous sortez de chez vous, et vous regardez où est la Rolls qui doit venir vous chercher. Avant de vous rappeler que vous prenez le métro, en fait.
Bref, il vous raconte une histoire, et même si ce n'est pas une pièce totalement évidente (le fashion risque de bernadettisation n'est pas négligeable), il calmera aussi bien une tenue rock sexy qu'il stylera une tenue casual.
A prendre impérativement dans sa taille originale (la médium, donc). Mais le grand format est cool aussi sur les filles très grandes.
Match: pour moi, sans hésitation, le Lady contre le New Lock.
Et vous, qu'en pensez-vous?
Le challenger: le New Lock

Le grand truc des designers, c'est l'ADN de marque. Genre, je réinterprète les "codes" d'une marque pour en faire un truc nouveau MAIS reconnaissable tout de suite, histoire de ne pas mettre 2000€ dans un sac à main sans qu'on sache que c'est Dior. Mais sans marquer Dior en énorme dessus, hein, parce qu'on laisse ça aux ongles des Japonaises et aux copies (et aux collections fin 90' début 00'). Les grands spécialistes du truc de l'ADN de marque, c'est Karl, qui a fait ça de façon magistrale pour Chanel, et Vuitton.
Pour moi le problème de ce New Lock (nom clin d'oeil au New Look inventé par Dior, toujours l'ADN de marque, vous avez compris le principe, et ça fait de l'édito facile pour les journalistes), c'est qu'il ne ressemble pas à grand chose.
Désolée, Dior, mais bon: cadenas façon Vuitton + format 2.55 + cannage Dior, c'est plus de l'ADN de marque, c'est un OGM.
What else? Ni vraiment mou, ni vraiment rigide, porté épaule mais tenu à la main façon pochette; pas assez grand pour mettre sa vie dedans, trop pour le garder à la main toute la soirée (ceci dit, c'est sans doute le format que je préfère, dans ce sac, j'en ai un peu assez des besaces oversize qu'on voit partout).
Le vrai plus du sac, c'est les films pubs, très très jolis et très très bien réalisés, je ne sais pas si c'est de l'art mais j'adore. Et la version python, mais je suis accro aux cuirs exotiques, donc...
Le gros moins (et l'obstacle à la véritable icônisation de l'objet) c'est son manque de parti pris fort. Trop marketing, pas assez créateur.
Pronostic: marchera plutôt bien, une saison. Le chef de produit aura sa promotion. Et dans trois ans on ne s'en souviendra plus.
Le tenant du titre: le Lady Dior

Pas si vieux pour un vrai sac icône (il a été créé en 1995), on adore son côté rétro, porté main, rigide, trop classe, tout ce qu'on ne fait plus en sac à main aujourd'hui et qui fait qu'il suffit de le porter pour donner une allure royale à un jean. C'est le sac, vous le prenez, vous sortez de chez vous, et vous regardez où est la Rolls qui doit venir vous chercher. Avant de vous rappeler que vous prenez le métro, en fait.
Bref, il vous raconte une histoire, et même si ce n'est pas une pièce totalement évidente (le fashion risque de bernadettisation n'est pas négligeable), il calmera aussi bien une tenue rock sexy qu'il stylera une tenue casual.
A prendre impérativement dans sa taille originale (la médium, donc). Mais le grand format est cool aussi sur les filles très grandes.
Match: pour moi, sans hésitation, le Lady contre le New Lock.
Et vous, qu'en pensez-vous?
Friday, December 11, 2009
Etre légère...

Une de ces journées où je me traîne et où j'ai l'impression d'être énorme. Pardon: où je réalise que je suis énorme. Une envie de légèreté, être aérienne, flotter... comme cette série de photos qui m'a fait rêver
Allez, c'est promis, demain je fais comme ça: je ne me lève pas en me traînant, je redescends doucement sur terre.
Oui, je veux aussi la nuisette en bleu. Et le nounours, puisque l'HDMV est au bout du monde.
Ce qui me fait penser à cette histoire absolument merveilleuse:
"Il était une fois un moine bouddhiste qui, à force de prières et de piété, avait compris comment léviter. Seulement, par humilité, toute sa vie il se contenta de flotter un centimètre au-dessus du sol pour que personne ne le remarque."
Thursday, December 10, 2009
Olympe de Gouges

Eloignons-nous quelques temps de la mode et des humeurs du jour pour parler d'une véritable icône. Non, je ne parle pas de Kate Moss ou d'Agyness, c'est un post intello-féministe.
Olympe de Gouges, 1748-1793 (ça ne nous rajeunit pas), est une héroïne de la Révolution Française, femme de lettres, femme politique, humaniste et féministe, à un moment où ce terme n'existait pas encore, c'est pour dire. Grande méconnue de nos manuels d'histoire, elle a pourtant été une des premières à s'élever contre l'esclavage. Elle écrivit notamment sur le sujet une pièce de théâtre si audacieuse que la troupe de la Comédie Française refusa de la jouer (les comédiens essayèrent même de faire emprisonner l'auteur, qui se mêlait d'écrire autre chose que des comédies sentimentales, l'affreuse).
Le texte le plus connu (enfin, méconnu, hein, puisqu'on n'en parle pas) est la Déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne, publiée en 1791. Tenez-vous bien: notre copine Olympe y disait que les femmes devaient avoir les mêmes droits et devoirs que les hommes. Elle demandait que les femmes puissent voter (oh la la. Droit de vote des femmes en France, on rappelle? 1945, merci pour celles qui suivent) et même être élues.
Art 10: La femme a le droit de monter sur l'échafaud; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune; pourvu que ses manifestations ne troublent pas l'ordre public établi par la Loi.
Bon. Olympe, évidemment, avait dit un truc qui fâchait, y compris ses potes révolutionnaires, qui voulaient bien tout révolutionner mais pas se mettre à faire les courses et le ménage. C'est le problème de toute révolution: il faut bien qu'il reste des gens à opprimer, sinon où est l'intérêt? Comme en plus Olympe se mêlait de dire que Robespierre et Marat n'y allaient pas avec le dos de la cuillère quand il s'agissait de guillotiner les gens, et bien évidemment, elle y est passée aussi, ayant l'honneur douteux d'être la deuxième femme guillotinée en France (après Marie-Antoinette).
Je vous laisse lire l'article sur Wikipedia si vous voulez tout savoir.
Voilà. Je suis heureuse d'avoir inauguré avec Olympe une série sur ces femmes qui font qu'on est fières de porter une jupe.
PS: en surfant un peu, j'ai appris qu'il y avait des initiatives en cours pour la panthéonisation d'Olympe.
Rappel: au Panthéon, si on excepte les "Justes de France", sur 73 "hommes illustres la Patrie reconnaissante", il y a une femme, une seule. Marie Curie. Pardon, il y a aussi Sophie Berthelot, dont on n'a pas voulu séparer la dépouille de celle de son mari (c'est gentil, c'est romantique, mais c'est pas vraiment l'idée de la parité. Même si Sophie au Panthéon, c'est un peu le soldat inconnu à l'Arc de Triomphe: on peut bien en avoir une qui représente toutes ces femmes à travers les âges qui ont veillé au confort de leur grand homme).
ce qui m'amène au slogan féministe du jour: "Travailleurs de tous les pays, qui lave vos chaussettes ?"
Tuesday, December 1, 2009
Coup de coeur: Suzon et Lena

Voilà, c'est toujours pareil: bloquée à 3000 bornes de Paris et c'est maintenant que je découvre LA collection que je voudrais avoir dans mon placard. Sérieusement. J'échange le contenu actuel de mon dressing contre la boutique*.
Et comment est-elle, cette collection? Rétro comme j'aime, douillette comme un chocolat chaud chez Ladurée, ultra-féminine avec une pointe d'impertinence pour finir de me mettre l'eau à la bouche.
Les petites robes, les cache-coeur, la jupe avec le noeud sur les fesses, je prends tout. (Bon, la jupe avec le noeud sur les fesses, je l'essaye d'abord quand même, histoire d'être sûr de pouvoir m'asseoir avec.) En plus, quand je vois toutes ces pièces en maille sublime, dans ce grand nord à gros pulls où je suis, je suis sûre que je tiens la tenue-qu'il-me-faut pour affronter l'hiver en toute beauté.
Bravo à la créatrice, on aime beaucoup!
Suzon et Lena - 11 rue de la Sourdière - 75001 Paris pour celles qui ont la chance d'être à côté. Laissez m'en un peu, je cherche le moyen de me téléporter... ou de faire distribuer la marque à Bergen d'ici les soldes!
* Je triche, évidemment: en ce moment, dans mon dressing, il n'y a que des tenues de fille enceinte, autant dire que mes vraies fringues sont à l'abri. Ceci dit, ca reste un vrai compliment.
Monday, November 30, 2009
Vous croyez vraiment?

Alors que certaines en sont encore au débat AH09/10 "Cuissardes ou pas?" (personnellement, je vais attendre les soldes pour me décider, en ce moment je suis au niveau 0 de la fashionitude), voilà que se profile déjà le prochain grand tournant copernicien dans l'histoire de la chaussure: les Mojito Shoes de Julian Hakes.
Le créateur est un architecte et on nous promet qu'elles sont très confortables (enfin, pas moins confortables que vos stilettos habituels, en tout cas), elles sont faites dans une matière composite qui a dû être inventée pour aller sur la Lune ou gagner l'America's Cup (Ca sera peut-être un argument pour l'homme de votre vie, allez savoir) et elles sortiront, peut-être, cet été.
Pour l'instant, impossible d'avoir un retour vécu "j'ai porté les mojito shoes", je subodore qu'elles n'existent que sur un logiciel de dessin de prototype mais je me porte volontaire!
Bon, d'accord, la première fois que je les ai vues, je n'y croyais pas vraiment. Mais plus je les regarde, plus je me dis qu'étrenner ces chaussures-là, ce sera le genre de trucs que je pourrais raconter à mes arrière-petits-enfants (enfin, -filles). ce sera comme avoir connu Obama en 2007, été à Berlin le 9 novembre 89. Ce sera entrer dans l'histoire. Pardon, l'Histoire.
Maintenant que j'y pense, faudrait pas que N. y pense avant moi...
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